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De bekeerlinge
  • Titre original De bekeerlinge (De Bezige Bij, 2016).
Stefan Hertmans

Stefan Hertmans (1951) a à son actif de nombreux succès internationaux. Il a publié des romans, des nouvelles, des essais sur la littérature et la philosophie, de la poésie et des pièces de théâtre. Guerre et Térébenthine, devenu rapidement un classique, a été choisi par le New York Times comme l’un des meilleurs livres de 2016.

Stefan Hertmans

Le cœur converti

Un roman historique qui concerne des sujets intemporels tels que l’amour, la religion et la migration.

  • Traduit par Isabelle Rosselin
  • Maison d’édition Gallimard
  • Date de parution Août 2018

Dans un petit village de Provence, des histoires circulent depuis des temps immémoriaux sur un pogrom et la découverte d’un trésor caché. A la fin du 19e siècle, des documents juifs importants sont découverts dans une synagogue du Caire. Stefan Hertmans a retrouvé la trace d’une noble jeune fille chrétienne du onzième siècle qui a tout abandonné pour l’amour d’un jeune homme juif. La jeune fille et son amour interdit se sont enfuis ensemble et ont parcouru plus de mille kilomètres, au cours d’un voyage semé d’embûches, poursuivis par des chevaliers à la solde du père de la jeune fille. C’est le début d’une histoire pleine de suspense et de sensualité sur les pogroms et les croisés, et la mort et la destruction qu’ils entraînent.

Le cœur converti fait suite à Guerre et Térébenthine, un livre pour lequel Stefan Hertmans a reçu beaucoup d’éloges. Dans ce livre, il a utilisé les notes du journal intime de son grand-père, pour partir à la recherche, en partie fictive, des champs de bataille de la Première Guerre Mondiale. Les histoires des petites gens lui ont servi dans l’écriture de « la grande histoire ». Il utilise le même procédé littéraire dans Le cœur converti. Se basant sur des sources historiques, il réussit à leur donner vie grâce à une immense imagination et à un style ingénieux. Le résultat? Une histoire qui mêle trois religions, un monde en évolution, l’espoir, l’amour et la haine.

L’histoire commence à Monieux, un petit village intemporel de Provence. Hertmans lui-même y habite depuis de nombreuses années. Un jour, un voisin lui donne un article concernant la destinée d’une jeune femme qui vivait vers 1100 dans ce même village. C’était une jeune femme chrétienne, d’une riche famille de Normands, qui s’était éprise du fils du grand rabbin. Hertmans fut intrigué par leur histoire impossible et il décida de la reconstituer. Cela donne un voyage passionnant au temps du Moyen-Age vers des lieux comme Rouen, Narbonne, Monieux et Le Caire. La jeune femme n’est jamais longtemps en sécurité, et change d’identité avec ses lieux de résidence: de Vigdis Adelaïs, son nom normand, à son surnom juif Hamoutal (chaleur de la rosée) et à son surnom égyptien Galana (celle aux yeux bleus). Hertmans relate son histoire tragique avec le souci du détail et de la « couleur locale » sans que cela nuise à la dynamique du récit.

Un immense contraste entre la recherche obstinée de l’auteur et l’époque sombre qu’il évoque. Trouw