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De gans en zijn broer
  • Titre original De gans en zijn broer (Querido, 2014).
Bart Moeyaert

Bart Moeyaert (1964) avait à peine dix-neuf ans quand il a débuté, en 1983. Ses livres sont toujours accueillis avec enthousiasme. La critique les qualifie de poétiques et cinématographiques, ils font appel à tous les sens. Dans son œuvre, il aborde souvent des questions existentielles de façon claire et accessible à tous. Ses livres ont maintes fois été récompensés au plan national et international et sont traduits dans de nombreuses langues.

Bart Moeyaert

Les deux oies

Quarante-cinq histoires, empreintes de poésie, avec un caractère intemporel et universel.

  • Traduit par Daniel Cunin
  • Maison d’édition La joie de lire
  • Date de parution Novembre 2018

L’oie et son frère vivent à la ferme avec la fermière, son chien, quelques oies, dindes et brebis. Tandis que les autres animaux prennent la vie comme elle vient, l’oie et son frère se posent des questions qui parfois les dépassent. Qu’est-ce que le bonheur ? Pourquoi le monde est-il en perpétuel changement ? Et quand la fermière s’en va, reviendra-t-elle un jour ? Ces questions philosophiques naissent de leur penchant mélancolique, car la vie est dure et le destin incertain. Les oies soulèvent des thèmes essentiels avec une naïveté touchante.

Ce livre rassemble quarante-cinq histoires courtes de deux à trois pages. Même si on y découvre un ordre chronologique, elles peuvent se lire indépendamment les unes des autres. Tout commence quand l’oie et son frère décident de ne pas partir en Espagne pour y passer l’hiver, comme ils ont l’habitude de le faire, mais d’aller « au milieu de nulle part » pour attendre la fin de l’hiver. Finalement, ils retournent auprès des brebis, des dindes, du chien et de la fermière. Pour eux, la vraie vie est dans la cour de la ferme. L’oie et son frère picorent, se promènent un peu, font un petit somme et parfois se contentent de regarder autour d’eux. Mais surtout ils réfléchissent à des choses qu’ils comprennent, mais le plus souvent qu’ils ne comprennent pas.

Bart Moeyaert prend leurs préoccupations très au sérieux, non sans une note d’humour cependant. Ses histoires, empreintes de poésie, dans le style concis qui est le sien, ont un caractère intemporel et universel. Au-delà du contenu hautement poétique et de la subtilité du texte, l’auteur dévoile ses talents d’humoriste. Durant les cent soixante-dix pages que compte l’ouvrage, le lecteur se régale de jeux de mots, parfois drôles, parfois mélancoliques, mais jamais gratuits. Le dessin est remarquable : les lettres bleu foncé et les titres orange combinés avec les merveilleuses illustrations dans les mêmes tons de Gerda Dendooven sont un vrai délice pour les yeux.

En 2001, la plupart de ces histoires sont parues deux fois par semaine dans le Standaard Magazine, illustrées déjà par Gerda Dendooven. Bart Moeyaert les a réécrites pour cette publication et en a ajouté d’autres. Les dessins de Gerda Dendooven ont été réalisés spécialement pour cette nouvelle publication.

Cette fois encore, Moeyaert prouve qu’il est un maître de la suggestion. Trouw

On ne peut utiliser que des superlatifs pour qualifier ce livre. Une fois encore, on reconnaît la main du maître. Cutting Edge