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De stamhouder, een familiekroniek
  • Titre original De stamhouder, een familiekroniek (Prometheus, 2015).
    150.000 exemplaires vendus..
Alexander Münninghoff

Alexander Münninghoff (1944) est journaliste et spécialiste de la Russie. Il a reçu le Prix de la presse écrite, et il est l’auteur de Tropenjaren in Moskou (Années tropicales à Moscou) livre dans lequel il relate les années qu’il a passées comme correspondant en Union Soviétique.

Alexander Münninghoff

L’Héritier du nom

Une turbulente histoire familiale, racontée avec un humour grinçant.

  • Traduit par Philippe Noble
  • Maison d’édition Editions Payot & Rivages
  • Date de parution 24.01.2018

« Je suis né à Poznan, le 13 avril 1944 » écrit le journaliste néerlandais Alexander Münninghoff dans L’Héritier du nom, son histoire familiale. Ce fait cache une horrible réalité.

La ville polonaise de Poznan était le point logistique depuis lequel l’armée allemande a envahi l’Union Soviétique. Pendant la dernière année de la guerre, écrit Münninghoff, Poznan a été soumise à « des représailles désastreuses » entraînant un grand nombre de morts et de blessés, et « une interminable procession de réfugiés ne souhaitant qu’une seule chose : partir. » La famille de Münninghoff n’a pas été particulièrement affectée par ce drame, elle en porte même une part de responsabilités.

L’histoire de l’auteur, de ses parents et de ses grands-parents, est marquée par une série d’événements étonnants et tragiques, qui reflètent bien la complexité de la Seconde Guerre mondiale. Fils d’une mère germano-russe et d’un père néerlando-russe, Alexander Münninghoff a grandi avec ses grands-parents dans les années d’après-guerre à Voorburg aux Pays-Bas. Avant la guerre, son grand-père avait fondé un empire commercial à Riga, qu’il a abandonné dans sa fuite vers les Pays-Bas en janvier 1940, en compagnie de sa femme – une comtesse russe – et de leurs enfants. C’est là qu’il a fait commerce avec les occupants allemands, tout en cachant des Juifs et en négociant avec des membres de la résistance les enjeux politiques néerlandais de l’après-guerre. Frans, son fils aîné a rejoint les SS à Poznan où est né Alexander.

Ces contradictions et conflits d’intérêts ont eu d’énormes conséquences pour Alexander et sa famille. Après la guerre, les difficultés n’ont fait qu’empirer, surtout après que Frans ait mis sa femme dehors et qu’elle se soit enfuie vers l’Allemagne avec le jeune Alexander. Alexander étant l’héritier du nom, son grand-père l’a fait enlever et ramener aux Pays-Bas.

Les relations entre Alexander et son père, qui n’avait en rien renoncé à ses convictions nazies, ne se sont pas améliorées avec le temps. Il avait perdu tout contact avec sa mère, et quand, adulte, il l’a retrouvée, elle vivait dans des conditions misérables.

Un style parfait, un humour presque accidentel et une perspective dénuée d’émotions sur des événements à glacer le sang, élèvent le livre bien au-dessus d’une chronique familiale ordinaire. De Morgen

Les scènes les plus improbables se suivent et ne se ressemblent pas [...] reflet de l'incroyable intensité dramatique de ces vies qui n'ont jamais été de longs fleuves tranquilles. La Croix