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Mijn bijzonder rare week met Tess
  • Titre original Mijn bijzonder rare week met Tess (Querido, 2013).
Anna Woltz

Anna Woltz (1981) a publié son premier livre à l’âge de 17 ans. Depuis, elle a écrit plus d’une vingtaine de livres pour enfants. Elle est actuellement l’un des auteurs les plus acclamés par la critique, qui a porté aux nues ses derniers livres. Plusieurs d’entre eux ont été traduits et elle a remporté plusieurs prix. Gips (« le plâtre », 2015) a remporté le Gouden Griffel en 2016, le plus important prix néerlandais de littérature jeunesse. Son dernier livre Alaska a reçu un excellent accueil.

Anna Woltz

Ma folle semaine avec Tess

Une belle et fraîche aventure insulaire : une fille rencontre un garçon, il va l’aider à retrouver son père, qui ignore son existence.

  • Traduit par Emmanuelle Sandron
  • Maison d’édition Editions Bayard jeunesse
  • Date de parution 14.09.2016

Comment se peut-il qu’Anna Woltz n’ait pas encore remporté un important prix de littérature jeunesse? Peut-être parce qu’elle décrit de petites aventures dans un style direct qui peut décevoir. Mais la profondeur émotionnelle que recherchent habituellement les jurys est toujours présente dans son travail.

Ce qui fait de Woltz un excellent auteur de littérature jeunesse, c’est qu’elle comprend que les enfants veulent avant tout lire une histoire passionnante; en même temps, ses personnages – et ses lecteurs – apprennent beaucoup sur eux-mêmes et sur la vie. Dans son dernier livre, la psychologie est un peu plus présente que dans ses précédents. Le protagoniste Samuel est en proie à la peur de la mort et à la solitude. Parfois, il semble être parent des jeunes penseurs que l’on retrouve dans les livres de Guus Kuijer, lauréat du Prix ALMA, aussi parce que Woltz écrit dans le même style frais et humoristique.

Et heureusement, on retrouve dans ce livre une de ces aventures chaleureuses propres à Woltz : pendant les vacances de printemps, sur l’île de Texel, Samuel, dix ans, rencontre Tess, onze ans, une fille de l’île, joyeuse et plutôt autoritaire. Il est rapidement entraîné dans un plan un peu bizarre concocté par Tess : elle veut connaître son père qui ignore qu’elle existe.

Tess a trouvé son nom sur un vieux carnet de sa mère, elle l’a cherché sur internet et l’a invité à venir séjourner gratuitement dans leur maison de vacances – sans lui dire qu’elle est sa fille et sans en dire un mot à sa mère. Elle a l’intention de le tester pendant une semaine pour voir si elle le veut comme père; bien sûr rien ne se passe comme prévu.

Alors que Tess souhaite une relation avec son père, Samuel de son côté fait de son mieux pour s’éloigner de sa famille. Il s’entraîne à rester seul, chaque jour un peu plus longtemps, de façon à s’habituer à la solitude pour le cas où sa famille viendrait à disparaître. Il rencontre un vieillard qui lui confie combien sa femme morte lui manque : « quand ma Maria est morte, j’ai pleuré de ne pas l’avoir vue plus souvent. J’aurais voulu plus de Maria, pas moins. »

Woltz ravit ses lecteurs par ce genre de réflexions, tissant avec art tous les fils de l’intrigue pour arriver à une conclusion très émouvante.

Les phrases de Woltz scintillent sans être ostentatoires. (…) Une écriture qui convient à tous les enfants. NRC Handelsblad

Woltz écrit avec beaucoup de sensibilité envers ses personnages. De Morgen